Il faut que je vous avoue un truc : chez moi, la cuisine est littéralement dans le salon. Pas à côté. Pas derrière une cloison. Non, non : en plein cœur de la pièce à vivre. Et vous savez quoi ? J’adore ça… mais à une condition. Que tout soit ultra minimaliste à première vue. Sinon, j’ai cette sensation un peu étrange que tout l’appart est en bazar. Vous voyez le genre ? Un torchon qui traîne, une bouteille d’huile sortie, et bam : l’ambiance cosy du salon s’effondre.

Alors évidemment, avec le temps, j’ai développé quelques astuces pour que cette cohabitation se fasse sans fausse note. Parce que oui, intégrer une cuisine ouverte dans un appartement, c’est tout un art. Entre les volumes à respecter, les matériaux à choisir et la déco à harmoniser, c’est facile de tomber dans le piège du “coin cuisine planté au fond de la pièce”… un peu comme un invité qui s’impose sans y avoir été vraiment convié.

Alors, comment faire pour que cette fameuse cuisine ouverte devienne un prolongement naturel du salon, voire même un élément de déco à part entière ? Suivez-moi, je vous dis tout. (Et promis, pas besoin de refaire tout votre appart du sol au plafond.)

L’objectif : fondre la cuisine dans le décor… sans la faire disparaître

Ce que j’ai appris avec le temps, c’est qu’il ne s’agit pas de “camoufler” la cuisine, mais plutôt de l’intégrer. Comme une extension logique du salon. Pour ça, l’idée, c’est de travailler trois aspects : la continuité visuelle, la cohérence fonctionnelle, et la sobriété dans les détails. Et oui, tout part souvent des détails !

Une question de perception (et de bazar visuel)

Chez moi, dès le départ, j’ai misé sur des caissons sans poignées avec système push-up. Zéro accroche, zéro superflu. Juste une surface plane qui reflète la lumière et qui ne capte pas le regard. Franchement, ça change tout. Parce qu’on ne se rend pas toujours compte, mais dans une pièce à vivre, chaque petit objet visible ajoute du “bruit visuel”. Et ce bruit, il peut vite ruiner la sensation d’espace ou de calme.

C’est pour ça que mon premier réflexe chaque jour, c’est de vider le plan de travail. C’est un peu comme faire son lit le matin : ça donne une impression immédiate d’ordre et de maîtrise (même si le reste est un peu chaotique derrière, on ne va pas se mentir). J’avais vu ces premiers conseils sur le blog déco Addesign qui parlait justement des petits espaces et cuisines ouvertes.

En Bref

Vous avez une cuisine ouverte dans votre salon ? Pas de panique. Voici les clés pour que tout reste fluide, esthétique et fonctionnel :

  • Minimalisme visuel : plus c’est dégagé, plus c’est reposant
  • Matériaux continus : sol, couleurs, textures… à faire dialoguer
  • Rangements malins : pour ne jamais rien laisser traîner
  • Électroménager discret : ou carrément intégré
  • Éclairage ciblé : pour marquer les zones sans cloisonner

Résultat ? Une cuisine qui se fond dans le décor sans perdre en praticité.

Matériaux, couleurs, volumes : l’art de la continuité

Bon, maintenant qu’on a posé les bases côté mental (aka : le bazar, ennemi public numéro 1), parlons esthétique. Parce qu’il faut bien l’admettre : la cuisine reste un espace technique. Il faut de l’eau, de l’électricité, des prises, de la hotte… bref, c’est pas juste une table basse et deux coussins. Alors, comment faire en sorte que ça s’intègre ?

Premier levier : les matériaux. Si vous avez un parquet dans votre salon, ne cassez pas tout avec un carrelage froid côté cuisine. Ou alors, choisissez un carrelage imitation bois qui “raconte la même histoire”. Même chose pour les couleurs : restez dans la même palette ou jouez sur des nuances proches.

Deuxième levier : les volumes. Une cuisine avec des meubles bas et un grand mur libre au-dessus ? Visuellement, ça respire, et ça ne sature pas l’espace. Vous pouvez même en profiter pour accrocher une œuvre, comme si c’était un mur du salon.

Un peu de technique quand même (mais pas trop)

Parlons un peu aménagement. Une cuisine ouverte réussie, c’est souvent une question de compromis intelligents. Par exemple :

  • L’électroménager intégré : parce qu’un micro-ondes posé, ça fait tout de suite “coin cuisine de studio étudiant” (et on peut faire mieux, non ?)
  • Une hotte discrète ou encastrée : les modèles design sont vos amis
  • Un îlot multifonction : qui sert à la fois de plan de travail et de coin repas… et qui permet de délimiter l’espace sans cloison

Petite astuce au passage : certains placards peuvent aller jusqu’au plafond avec un système push-up comme chez moi. Non seulement c’est esthétique, mais en plus ça maximise le rangement tout en limitant le visuel. Deux pour le prix d’un.

Exemple comparatif des éléments à considérer

ÉlémentVersion à éviterVersion harmonieusePourquoi ?
Poignées de placardsModèles visibles et brillantsSystème push-up ou gorge invisibleEffet visuel épuré garanti
ÉlectroménagerPosé et dépareilléIntégré dans les meublesCamoufle les éléments techniques
Plan de travailChargé d’objetsDégagé au maximumPermet de respirer visuellement
SolRupture nette entre cuisine et salonContinuité ou imitation coordonnéeUnifie la pièce

L’éclairage : votre meilleur allié

Un autre point que beaucoup négligent : la lumière. Un bon éclairage peut littéralement sculpter l’espace et créer une ambiance spécifique à chaque zone, même sans cloison.

Chez moi, j’ai opté pour des spots orientables au-dessus du coin cuisine, et une suspension douce côté salon. Résultat ? Quand je baisse les lumières du salon, la cuisine disparaît presque. Magique. (Et non, je ne suis pas magicien.)

La cuisine est positionnée juste devant une large baie coulissante orientée plein sud. Ainsi, quand on est dans le jardin, on voit cette belle cuisine. Un artisan poseur de fenêtres m’avait conseillé cela pour optimiser la lumière dans mon logement. En effet, seule cette grande ouverture donne de la lumière dans ma construction bois contemporaine.

Et la déco dans tout ça ?

Ah, la fameuse déco. Celle qui peut tout faire basculer dans le bon sens… ou virer au n’importe quoi. Ce que j’ai retenu, c’est que dans un espace partagé, mieux vaut faire dialoguer les éléments. Une couleur reprise par touches, un tableau qui reprend les teintes du plan de travail, une chaise qui rappelle la texture des placards… bref, penser ensemble plutôt que par zones.

Et si vous aimez les contrastes forts (bois brut + noir mat, par exemple), faites-le à fond, mais en cohérence. Comme une tenue bien pensée : le jean peut être destroy, mais le reste doit suivre. Sinon, on frôle le faux pas.

En résumé : cuisine ouverte, mais maîtrisée

Intégrer une cuisine ouverte dans son salon, ce n’est pas juste une tendance Pinterest. C’est une vraie question d’équilibre entre praticité et esthétique. Et même si chacun a ses goûts (évidemment), il y a des grands principes qui fonctionnent presque à tous les coups :

  • Ranger ce qui peut l’être (vraiment, c’est la base)
  • Choisir des matériaux et couleurs en continuité
  • Soigner l’éclairage pour définir les zones
  • Opter pour du mobilier discret et fonctionnel
  • Créer une harmonie visuelle avec le reste du salon

Et puis, entre nous, le plus important, c’est que vous vous y sentiez bien. Même si ça veut dire laisser une plante verte sur le plan de travail ou garder votre grille-pain rouge pétant parce que vous l’aimez. L’harmonie, parfois, c’est aussi une histoire d’attachement personnel.

Alors, dites-moi : vous l’aimez comment, vous, votre cuisine ouverte ?

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